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Jean Kaempfer (1950-), professeur et critique, est né à La Chaux-de-Fonds. Il fait ses classes dans sa ville natale avant de poursuivre ses études à l’Université de Genève où il obtient une licence ès Lettres en 1975. En 1987, il soutient une thèse de doctorat sur l’esthétique de Zola, publiée en 1989 aux Editions José Corti sous le titre Emile Zola : d’un naturalisme pervers. Il est assistant en littérature française à l’Université de Genève puis de Zurich et devient maître assistant à Lausanne de 1984 à 1991. Entre 1993 et 1997, il enseigne au Centre d’enseignement secondaire supérieur de Bellerive à Lausanne. En 1994, il succède à Roger Francillon à la présidence du jury du Prix Dentan. Après avoir été professeur invité dans différentes universités de Suisse, il est nommé professeur ordinaire de littérature française à l’Université de Lausanne en 1997.
Jean Kaempfer a publié de nombreux articles critiques dans différentes revues (XVIIe, Poétique, Revue de Belles-Lettres, Etudes de lettres) et des comptes rendus dans des journaux (Journal de Genève, Le Temps) sur la littérature suisse romande. Il est également l’auteur de postfaces, notamment pour L’île (1998) et Vivre étonne (2002) de Claude Darbellay ainsi que L’énigme d’Etienne Barilier, de traductions, notamment Marcel Proust sur les Alpes de Luzius Keller (2003). Enfin, il a écrit des livres critiques dont Poétique du récit de guerre (1998) et participé à des ouvrages collectifs comme Formes de l’engagement littéraire (XVe-XXe siècles) (2006).
Il vit actuellement à Lausanne.
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La Bibliothèque de la Ville a reçu en don le dossier Jean Kaempfer en 1996, 1997 et 2003.
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