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Max-Henri Béguin (1918-2000), médecin, militant pacifiste et protecteur de la nature, est né et mort à La Chaux-de-Fonds, dont il est une personnalité bien connue. Après des études universitaires à Neuchâtel, Zurich et Lausanne, il obtient son diplôme de médecine en 1945. Il se spécialise en pédiatrie avec un stage au Kinderspital à Berne et obtient son doctorat en 1948 à l’université de Berne avec une thèse intitulée La streptomycine et le traitement de la tuberculose chez l’enfant. Dès 1950, il passe trois ans à Bâle à la clinique pour enfants de l’Université. Il participe notamment aux recherches sur la carie dentaire chez l’enfant. En 1953, il revient s’installer à La Chaux-de-Fonds et ouvre un cabinet de consultation pédiatrique. Fervent défenseur de la paix, il est objecteur de conscience depuis 1938. Il soutient avec conviction la cause antimilitariste et antiatomique, ce qui lui vaut un long séjour en prison, ainsi que des perturbations dans son cursus universitaire. Entre 1945 et 1947, il œuvre en tant que médecin dans le cadre du Service civil international. Durant toute son existence, le Dr Béguin poursuit son engagement pacifiste, pratiquant couramment l’espéranto, langue universelle utilisée comme vecteur de paix. La protection de la nature est également un sujet qui lui tient à cœur. Il organise des chantiers pour la reconstruction des murs en pierres sèches. Il est également l’un des fondateurs des Amis du Mont-Racine, société dont le but est de protéger le site naturel du Mont-Racine et de surveiller les tirs militaires qui s’y déroulent. Il est également l’initiateur du projet de loi cantonale visant à sauvegarder les crêtes jurassiennes. De longues années, il a été président de la Ligue neuchâteloise pour la protection de la nature. Le sauvetage de vieilles fermes a aussi été réalisé grâce au dynamisme du Dr Max-Henri Béguin. Mais c’est sans doute dans la recherche pour la santé des dents que celui-ci s’est le plus illustré, en recommandant le pain et les aliments complets et en cherchant un sucre non raffiné. Il a introduit le sucre complet à La Chaux-de-Fonds dès 1968 auprès de ses petits patients, qu’il a ensuite suivis durant une dizaine d’années. Il a publié les résultats de ses recherches dans deux ouvrages, Aliments naturels, dents saines (1979) et Mon enfant aura de bonnes dents (1989). Jusqu’en 1995, il est resté actif dans le secteur médical, dans les mouvements pour la paix et la protection de la nature.
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La Bibliothèque de la Ville a reçu en don le fonds Max-Henri Béguin en 2000.
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