Fernand Perret (1915-1995), photographe, est né et mort à La Chaux-de-Fonds. Il fait son apprentissage à Saint-Imier et à Berne avant de s'établir dans sa ville natale. Il a abondamment photographié sa région comme en témoignent notamment les publications suivantes : le très important travail de prises de vue d’architecture pour les trois volumes des Monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel , parus entre 1955 et 1968 ; les photographies destinées à illustrer Sommets et rivières : Jura neuchâtelois par Jules Baillods (1942) ; dans la série Trésors de mon pays aux éditions du Griffon à Neuchâtel : Montagnes neuchâteloises par Jules Baillods en 1946, La Chaux-de-Fonds par André Tissot en 1956, L'histoire de La Chaux-de-Fonds inscrite dans ses rues par Charles Thomann en 1965 et la même année, Le Locle, cité de la précision d’Edmond Zeltner ; aux éditions de La Baconnière, dans la collection Sanctuaires et châteaux suisses : Le château de Colombier en 1954 et Le château de Valangin en 1959.
Fernand Perret a mené parallèlement une intense activité de photographe d'atelier et a exécuté de nombreuses commandes privées (portraits, mariages) et industrielles (Nivarox, Longines, Suchard, etc). Sportif et amateur de nature, membre vétéran du Club alpin suisse, on lui doit de nombreuses scènes de ski, images de paysages et activités des éclaireurs. Par ailleurs, il a rapporté de très beaux reportages de l’étranger, notamment lors de quatre voyages en Afrique, pour le compte du Département missionnaire à Lausanne, qui l’entraînèrent en 1955 d’Alger au Cap, en 1957 à Madagascar, en 1965 au Togo et en 1967 au Rwanda.
Parlant du soin qu’il a toujours porté à ses travaux, il dira : « J’ai fait très peu de clichés prémédités, pour mon plaisir. Mais j’ai toujours accordé beaucoup d’importance à la qualité du ciel, avec de beaux nuages. Les nuages, c’est le caractère d’une photo. Il m’est souvent arrivé de renoncer à déclencher l’appareil parce que le ciel était trop bleu ». |
| La Bibliothèque de la Ville a acquis le fonds Fernand Perret en 1989, y compris les droits d’auteur. |