| 2.2 Histoire administrative |
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Le Club 44 est créé dans le contexte particulier de la fin de la guerre, en 1944, par Georges Braunschweig. Ingénieur, il a fondé, avec son condisciple Frédéric Marti, le Porte-Echappement Universel qui devient pour un temps, sous le nom de Portescap, la plus grande entreprise industrielle de La Chaux-de-Fonds. C’est pour entendre des personnalités de premier plan exposer les nombreux problèmes qui peuvent interpeller l’homme du 20ème siècle, qu’il a créé le Club dont l’expansion est rapide. Bientôt, les petits locaux qu’il emprunte, un soir par semaine, au Nouveau Cercle (cercle israélite fondé au début du 20ème siècle) à la rue Léopold-Robert 36 ne suffisent plus à recevoir ses membres. En 1957, il acquiert des locaux situés au cœur de la ville. Cette acquisition ne peut se faire qu’avec le soutien de la fondation Portescap, principal apport financier du Club. Tous les jeudis, le Club 44 propose des soirées thématiques en invitant un conférencier. A l’origine, les membres sont essentiellement des hommes d’affaires et des intellectuels. Le Club est accessible moyennant une cotisation annuelle relativement modeste et une demande écrite d’adhésion. Toutefois, il se réserve le droit de refuser l’entrée d’un nouveau membre pour des raisons qu’il juge fondées. Elitaire au départ et réservé aux seuls hommes jusqu’en 1971, il s’ouvre de plus en plus, selon la volonté de son fondateur. Le délégué culturel Gaston Benoît est chargé d’organiser les conférences jusqu’en 1986 (remplacé ensuite par Jacques de Montmollin, puis par Michel de Perrot en 1996, puis en février 2004 par Thomas Sandoz et, depuis janvier 2008, par Marie-Thérèse Bonadonna). Le Club a la chance d’accueillir de nombreuses personnalités dans son enceinte. Parmi elles: Pierre Mendès-France, Herbert Marcuse, François Mitterrand, Jean-Paul Sartre, Jean Piaget, Gottlieb Duttweiler (fondateur de la Migros), Denis de Rougemont, Jean Hamburger, Raymond Barre, Albert Jacquard, Hubert Reeves, Boris Cyrulnik, André Comte-Sponville, Luc Ferry, Beat Richner, Jacques Attali et bien d’autres. Ces invités de marque démontrent la notoriété et le rayonnement national et international du Club 44 durant plusieurs décennies. Les jeudis font surtout l’objet de conférences-débats sur les problèmes internationaux et les derniers progrès de la science et de la technique. Répondant à de nouveaux désirs, les responsables du Club offrent également des causeries, des séances de cinéma et des spectacles audiovisuels. Le Club fait aussi une bonne place aux personnalités de la région. Le mécénat de Georges, puis celui de Philippe Braunschweig qui prend la relève de son père à la présidence du Club en 1975, se termine en 1986. Le porte-échappement qui faisait la prospérité de Portescap ne permet plus de financer les initiatives culturelles de l’entreprise. A partir de cette date, le Club 44 doit donc apprendre à voler de ses propres ailes, ce qui ne va pas sans difficultés. On décide de fermer la galerie d’art, trop déficitaire. La charge salariale des employés est également revue à la baisse : le délégué culturel et le secrétariat n’occupent plus qu’un poste à mi-temps chacun. Cela ne suffit pourtant pas et de nouvelles ressources doivent être trouvées. Depuis 1985, le Club peut compter sur un appui des autorités cantonales et communales, et sur celui, plus ponctuel, d’autres institutions comme Pro Helvetia ou la Loterie Romande.
Le Club 44 n'a, depuis sa fondation, jamais interrompu sa programmation et propose chaque semaine un à plusieurs événements dans un esprit d'éclectisme et de distance critique.
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La Bibliothèque de la Ville a reçu en don le fonds Club 44 en 2003.
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